Jeunes parents et sommeil : une vraie galère !

Cela fait un peu plus de 6 mois que notre fils est né. Nous sommes les parents comblés d’un bébé « sourire » en pleine santé. Mais voilà, à cette joie s’accompagne une réalité qui en amuse certains : le manque de sommeil. Tous les parents passent par là, me direz-vous. C’est une sorte de rite de passage par lequel nous devrions sortir plus forts, grandis. Il faut faire preuve de patience. En attendant, le sommeil est synonyme de galère !

A la maternité

Pendant tout le séjour à la maternité, entre l’excitation d’être nouveaux parents, les visites de la famille (que nous avons réservées aux proches) et les interventions jour et nuit du personnel médical, nous sommes épuisés. Nous ne souhaitons qu’une chose : rentrer à la maison pour pouvoir DORMIR.

Les trois premiers mois de bébé

Une fois rentrés à la maison, nous vivons totalement au rythme de bébé. Nous vivons une période d’euphorie. Personnellement, je ne sens pas la fatigue, je suis comme dopée aux hormones du bonheur. Je suis centrée sur mon bébé. Lorsque papa reprend le travail après ses 15 jours de congés paternité, c’est plus difficile. Me voilà seule avec bébé. C’est un nouveau rythme à prendre. Je profite de ses longues siestes pour dormir aussi ou tout simplement pour le garder contre moi. Je vis dans un monde parallèle. Le monde extérieur n’existe pas. Je suis en pleine fusion avec mon enfant.

la-grimaceTrès rapidement, arrive la fameuse question : « Alors, il fait ses nuits ? » suivi de LA grimace (un mixte entre un sourire et une mine contrite) lorsque nous répondons « Non pas encore ». C’est le moment où certains parents déclarent avec fierté « Mon enfant fait ses nuits depuis la maternité ». Chacun y va de sa petite histoire et de son petit conseil. Si vous êtes parents, vous avez surement entendu parler de la théorie de l’aspirateur. Non ? Allez, je vous la raconte : «  Tu sais, moi, j’ai habitué mon bébé au bruit très tôt, je passais l’aspirateur à côté de lui et depuis il s’endort partout. » Je trouve assez amusant ces conseils qui se transmettent sous le manteau comme des recettes miracles. Et avec les bébés, des recettes miracles, il y en a plein !

Les recettes miracles et autres méthodes « dodo »

Les deux premiers mois de bébé, c’est plutôt facile. Il s’endort facilement, souvent après le biberon. La nuit, il dort dans notre chambre et nous nous alternons pour le nourrir. Pendant les siestes, il est imperturbable même s’il y a du bruit autour (un vrai bébé aspirateur !).

De mon côté, je n’ai pas récupéré de mon accouchement. J’espère qu’une fois le fameux cap des 3 mois passé, je pourrai un peu me reposer et que bébé dormira plus longtemps la nuit. J’ai lu à plusieurs reprises que les 3 premiers mois sont les plus difficiles. Je pense donc que le plus dur est derrière moi. La bonne blague !! Ce n’est, au contraire, que le début des festivités…

Autant rompre le suspense tout de suite, bébé ne fait pas ses nuits. Il a encore faim la nuit et quand il peut tenir sans biberon, il se réveille pour jouer ! Non, non je ne rigole pas. Imaginez un peu le tableau : bébé en pleine forme à 3 heures du matin en train de jouer sur son tapis d’éveil et maman, la gueule enfarinée, qui le regarde d’un air dépité. Vous pensez surement, mais pourquoi elle ne le remet pas au lit ? La réponse est simple chers amis : bébé ne veut pas se rendormir !

humour-bebe

Nous découvrons alors la galère de l’endormissement. Galère est vraiment le terme approprié parce que nous allons ramer… Aux environs de ses 3 mois (vous m’excuserez pour les imprécisions mais avec le manque de sommeil j’ai des troubles de la mémoire), en pleine période de coliques, bébé n’arrive plus à s’endormir tout seul. Il faut le bercer pendant des heures et bien entendu il faut rester debout. C’est long, c’est épuisant… Pendant plusieurs semaines nous tenons bon. La fatigue s’accumulant, nous partons à la recherche de la recette miracle.

Sur Internet, plus je cherche des informations sur le sommeil des bébés plus je suis perdue. Je comprends qu’il ne faut pas laisser pleurer bébé mais le laisser un peu ne devrait pas (trop ?) le traumatiser. Par ailleurs, j’ai la chance de bénéficier du soutien d’une communauté de mamans via facebook. Rien de tel que d’échanger avec des mamans qui vivent la même chose. En plus, cela fait du bien de ne plus se sentir seule. 

Le « hic » c’est que les recettes miracles des unes ne sont pas forcément celles des autres. Et oui sinon ce serait trop facile. Chaque bébé et chaque famille sont différents. Il va falloir trouver sa propre solution. Le point positif : c’est l’occasion de développer sa créativité !

Nous optons pour notre propre méthode 5 10 15. La nuit, bébé pleure, je vérifie s’il n’a pas la couche sale et s’il n’a besoin de rien, je lui explique que c’est la nuit et qu’il faut dormir, je l’embrasse, j’allume sa veilleuse musicale et je quitte la pièce.

Bien entendu, ça ne suffit pas à le calmer. Mon mari me dit de le laisser pleurer « un peu » avant d’y retourner. Alors la notion de « un peu » n’est pas la même pour lui que pour moi. Pour ma part, je suis en larmes sur mon canapé après 5 minutes de pleurs (c’est long 5 minutes de pleurs !). Progressivement, bébé pleure de moins en moins et finit par s’endormir tout seul. C’est une longue étape qui ne se fait pas sans douleur (beaucoup de pleurs chez bébé et maman !).

Bébé a 4 mois, il est maintenant capable de s’endormir et de se rendormir seul et il ne réclame plus de biberon la nuit . Nous voilà sauvés ! Dans mon esprit, je vois s’inscrire en lettres d’or le mot DORMIR. Et bien, il va falloir redescendre sur terre, ce n’est pas encore pour maintenant… 

dormir-comme-un-bebe

Je vais modérer quand même mes propos, nous avons droit à quelques nuits de repos… mais jamais plus de 3 jours d’affilés. D’ailleurs, de nouveaux amis font leur apparition pour pimenter nos nuits : les « roulé boulé » non maîtrisés de bébé, les poussées dentaires, le rhume, la gastro, les cauchemars et les pleurs dont la cause reste non identifiée. Heureusement pour nous, les grands-parents sont présents et prennent le relai quand ils le peuvent.

garder-le-moralMême si nous savons pertinemment que ces difficultés sont passagères (pour certains ça peut durer des années quand même !) cela n’en reste pas moins dure à vivre. Je sais ce que c’est d’être épuisée en permanence et de devoir puiser encore et toujours dans ses ressources. Je sais aussi qu’il est parfois difficile de rester positive et de se dire « ça ira mieux demain ! ». Mon sommeil était tellement déréglé et anarchique que j’en suis devenue insomniaque.

Les troubles du sommeil : comment tenir le coup ?

Déjà pendant ma grossesse, j’ai connu des troubles du sommeil (les insomnies et les cauchemars). La sophrologie et même l’hypnose m’ont aidée à mieux vivre ces difficultés.

Avec l’arrivée de bébé, j’ai découvert ce qu’on appelle « les insomnies de la jeune maman ». A chacun des ses bruits, j’étais en état d’hypervigilence. Je me réveillais en sursaut et il n’était plus possible de me rendormir avant des heures. La sophrologie m’a permis de réguler mon système nerveux sympathique. Je suis progressivement parvenue à modérer mon niveau d’éveil me permettant ainsi de me rendormir rapidement. Ayant suivi une spécialisation en « sophrologie et sommeil », j’ai pu corriger au mieux mon hygiène de vie afin qu’elle facilite l’endormissement (activités physiques en journée, manger léger le soir etc…).

super-creveeLa difficulté aujourd’hui c’est la fatigue qui s’accumule, les jours où je pleurs de découragement car je ne sais pas comment je vais tenir le coup. Je n’en parle pas toujours à mes proches pour ne pas les affoler. D’ailleurs, avec bébé, le sommeil peut être chaotique un jour et très calme l’autre jour. C’est souvent lorsque je décide d’en parler et de demander de l’aide qu’il dort mieux.  Parfois,  tout ce qui me ferait du bien c’est de pouvoir parler à une personne qui saurait simplement écouter et accueillir ce que je vis. Ce serait un moment pour moi où personne ne se sentirait « obligée » de trouver une solution à mes problèmes et où je pourrais m’exprimer sans retenue.

C’est pourquoi, j’ai décidé de cibler mon futur accompagnement en tant que sophrologue sur les problématiques liées à la parentalité. Je suis convaincue que l‘écoute bienveillante et la sophrologie peuvent aider les jeunes parents à traverser au mieux ces périodes difficiles.

Ecouter est une attitude du coeur, un désir authentique d’être avec l’autre qui attire et guérit à la fois. J. Isham

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *